Il y a quelques années j'ai subit une intervention chirurgicale, qui consiste à retendre la peau du ventre pour la lisser : un lifting en quelque sorte.

J'ai eu trois grossesses et je pesais 80kg, j'ai maigri je suis passée d'une taille 46 à 36 toute mouillée et les vergetures étaient vraiment horribles, ressortant encore plus.

J'ai été bête car je me suis mal renseignée et cela ne m'aurait pas coûté 2000 euros en chirurgie esthétique.

J'ai pris rendez-vous, avec le chirurgien, avec l'anesthésiste, je suis allé acheter ma gaine noire hyper sexy.

D'ailleurs première recommandation : si la pharmacienne vous dit qu'elle vous donne une autre gaine à la place de celle ordonnée par le chirurgien dites non. La gaine doit être haute (elle arrive sous la poitrine). Cette idiote de pharmacienne ne m'a pas donné la bonne, vous vous en doutiez non ?

Arrive le jour de l'intervention ; en tenue d'Eve devant le chirurgien, qui, armé du feutre magique dessine ce qu'il va me faire sur le ventre (ça chatouille).

Découpe autour du nombril, place pour le nouveau un peu plus haut (pour le raccordement du nombril, c'est de la plomberie presque)

j'ai mes bas de contention hyper hideux, mais bon c'est pour la bonne cause.

j'ai une charlotte sur la tête, chemise de nuit fesse à l'air + les bas, c'est sexy.

Je me serais crue dans un hall de gare, il y avait foule en train d'attendre la transformation, comme quand tu attend dans le RER.

Je me retrouve dans le bloc, l'anesthésiste fou met sa musique avec sa charlotte sur la tête (vous regardez Nip Tuck ? Ben c'est pareil), m'injecte son produit et je me retrouve au pays des Schtroumpfs.

Je me réveille et je me sent un peu serrée dans ma gaine, aucune douleur désagréable.

Première visite du chirurgien après l'opération, tout vas bien.

Je reste quelques jours, mes gourdes à sang (redons) se remplissent, on me les a plantées dans mon intimitée et ça gêne quand ça tire, les infirmières sont aux petits soins.

C'est super ! j'ai un ventre plus joli qu'avant !

Sortie => Rouler doucement => Transport à demi-couchée => 2 étages à monter : durdur

Ne faire aucun effort : interdit.

.......Quelques temps plus tard......

C'est la visite avec le chirurgien, il arrive, je me couche, j'enlève la gaine.

- Mais qui vous a mis cette gaine ? Ce n'est pas celle que je vous ai prescrite !!!

- C'est la pharmacienne qui ma affirmé que vous n'y verriez aucun inconvénients à ce qu'elle m'en donne une autre. (Ceci dit, il serait temps qu'il s'en rende compte 15 jours après, alors qu'il l'avait tenu en main avant l'opération, non ?)

Même couchée mon ventre me semble gonflée.

Il me prescrit une autre gaine et retour à la case départ : la pharmacie.

Nouvelle gaine : celle-ci m'arrive sous la poitrine, l'autre m'arrivait à la taille.

Je retourne chez moi, j'attends le rendez-vous suivant avec le chirurgien.

.......Quelques temps encore plus tard....

Debout comme couchée mon ventre me semble gonflé, comme quand on a une brioche au four.

Je relis la petite notice explicative d'avant l'opération.

Cas de figure :

- Votre ventre semble gonflé : il est probable que vous ayez un hématome. (Il est vrai que mon ventre est gonflé et lorsque j'appuie dessus ça fait une vague (ola !), il ondule)

Solution à apporter :

Il faut drainer cet hématome, le chirurgien doit aspirer le liquide qui se trouve à l'intérieur.

(j'ai changé de couleur, je n'ai plus dormi jusqu'au rdv, au fin fond de moi je savais que ça devait m'arriver)

- Votre ventre est gonflé ; je dois aspirer le liquide accumulé.

- Ben ça j'en étais sûre avant de venir  (j'avais pas besoin de confirmation)

Il sort une grosse seringue, l'aiguille qui va avec, il commence à me planter l'aiguille aspire, rejette, aspire, rejette, tourne, aspire rejette.... Le sang est noir (je pourrissais de l'intérieurrrrrrrrrrrrrrrrr!!!!). Je me demande comment j'en n'ai pas crevé de ça. De temps en temps je sentais l'aiguille sous la peau (il faisait une lippo succion à la seringue le gars)

Au bout d'un moment il s'arrête (il devait avoir mal aux doigts) Il jette ses instruments de torture, ses gants me regarde et me dit sans sourciller :

- Après-demain vous venez, vous repassez au bloc on vous fera un léger shoot, il faut qu'on aspire tout et qu'on gratte tout à l'intérieur.

(Ben ça j'en étais sûre aussi, j'avais pas besoin de confirmation de sa part vu la tournure que ça prenait, je pourri faut dire ce qui est!!!!)

Au bloc pas de feutre,  la troupe du bloc a changé, une infirmière voulait absolument me bander les mains et m'attacher (elle a dû faire des follies la veille), je ne captais rien à ce qu'elle disais,  l'anesthésiste fou était encore de la partie lui. La seringue à la main, de profil, il tends le bras et il me m'injecte son shoot, je tombe dans les vap, c'est radical ça.

Je me retrouve ensuite au milieu de nulle part dans un couloir (pas celui avec la lumière au bout ou celui du temps z'inquiétez pas il en faut plus pour m'avoir) un peu comme une M....., un bout de barbac qu'on balance (heureusement que la tête n'étais pas au bord du lit). J' avais une P..... de douleur de M..... au ventre à en pleurer et à en crever. (Vous voyez quand on pèle un lapin avant de le découper ? J'avais la sensation d'être écorchée vive : excusez pour la comparaison).

L'anesthésiste arrive, je me suis recouvert le visage pour qu'on ne me voit pas pleurer, il me cherche, me retrouve et me dit :

- Faut pas me faire ça, je ne vous trouvais plus tout d'un coup ! (ils carburent ces types, c'est dingue y me voyait morte déjà)

- J'ai mal !!!!!!!!!!!!!!!!!OuhinnnnnnnnnnnnnnnOuhinnnnnnnnnnnnnnn

- On va vous donner ce qu'il faut.

Perf avec je ne sait pas quoi, mais c'était de la bonne marchandise ça.

Pouff ! Y'a plus personne. J'ai dormi longtemps.

Je me suis réveillée avec un ventre plat, mes gourdes ont été plantées dans mon intimité sans rasage cette fois. Les infirmières n'étaient plus autant aux petits soins que la première fois (j'étais la brebis galeuse). Je suis repartie avec mes redons à la main (il faudrait inventer une ceinture ou des bretelles pour les tenir, parce que quand tu as la perf et les deux gourdes en même temps t'a du mal à te déplacer, ça fait du bruit quand elles s'entrechoquent) => à la maison.

Même précautions que ci-dessus sur la route....

Encore : repos total.

Là ça allait. Tout était sous contrôle.

Mes points étaient à l'intérieur, avec une espèce de colle à l'extérieur, ça va ça ne me collait pas les vêtements.

Je ne retournerais jamais plus le voir ce chirurgien. Mon nombril est horrible, sur le côté c'est pas beau, il n'est pas consciencieux (par rapport à la gaine et au reste), il n'y a pas que moi qui dit la même chose de lui yen a plein.

Si j'avais su, pour ce que cela m'a coûté, je serais allé voir un chirurgien réparateur, j'aurai été remboursée.